30/11/2006 16:57


La grève des agents des impôts suivie à 25%

La grève des agents des impôts a été suivie jeudi à 24,83% selon la Direction générale des Impôts (DGI), "plus de 25%" selon le Snui (syndicat majoritaire), des chiffres inférieurs aux 39% enregistrés le 14 novembre lors d'une précédente grève.
Certains centres des impôts ont été fermés, et des rassemblements ont eu lieu devant plusieurs directions des services fiscaux, selon les syndicats.
"Ce n'est pas aussi bien suivi que le 14 novembre, mais on s'y attendait. Deux grèves le même mois, ça pèse financièrement", souligne Florence Peyrichou (CGT).
"Cette baisse est logique mais ça ne veut pas dire qu'il y a une baisse de la mobilisation", assure de son côté Jean-Pierre Théveneaux (FO).
Pour Vincent Drezet (SNUI), "malgré cette baisse, la mobilisation reste significative, à plus de 25%. Elle révèle qu'il y a un malaise profond à la DGI, et qui dure, concernant les conditions de travail, le pouvoir d'achat, les réformes permanentes. La DGI ne va pas bien".
Le SNUI, le SNADGI-CGT, le SGI-FO, la CFDT Impôts, l'UNSA Impôts et la CFTC Impôts avaient appelé les 75.000 agents des impôts à se mettre en grève pour exiger le retrait d'un projet de nouvelle gestion du personnel, qui remet en cause, selon eux, au niveau local, le principe des mutations à l'ancienneté.
Selon le directeur général des Impôts, Bruno Parent, ce projet permet, "quand l'intérêt du service est en jeu, de ne pas appliquer la coutume de l'ancienneté", pour être "plus efficace".
Les syndicats dénoncent aussi les 4.856 suppressions d'emploi enregistrées aux impôts entre 2003 et 2007, dans le cadre de la réduction des effectifs des fonctionnaires, et la dégradation des conditions de travail qui en découlent selon eux.