.../...
Aux impôts, la mobilisation a été beaucoup
plus importante (25 %), mais cependant plus faible que le 14 novembre
dernier, où une première grève sur le même sujet avait été organisée. Elle
avait recueilli entre 39% et 40% de grévistes.
La Direction générale des Impôts (DGI) a enregistré 24,83% de grévistes,
et le Snui (syndicat majoritaire) "plus de 25%". "Ce n'est pas aussi bien
suivi que le 14 novembre, mais on s'y attendait. Deux grèves le même mois,
ça pèse financièrement" , souligne Florence Peyrichou (CGT). Pour Vincent
Drezet (Snui), "malgré cette baisse, la mobilisation reste significative,
à plus de 25%. Elle révèle qu'il y a un malaise profond à la DGI,
concernant les conditions de travail, le pouvoir d'achat, les réformes
permanentes".
Le SNUI, le SNADGI-CGT, le SGI-FO, la CFDT Impôts, l'UNSA Impôts et la
CFTC Impôts avaient appelé les 75.000 agents des impôts à faire grève pour
exiger le retrait d'un projet de nouvelle gestion du personnel, qui remet
en cause, selon eux, au niveau local, le principe des mutations à
l'ancienneté. Selon le directeur général des Impôts, Bruno Parent, cette
réforme permet, "quand l'intérêt du service est en jeu, de ne pas
appliquer mécaniquement une règle aveugle", pour être "plus efficace".
Elle ne s'appliquera qu' "à l'intérieur d'une même commune", insiste-t-il.
Les syndicats exigent aussi "de véritables négociations sur les conditions
de travail" et dénoncent les 4.856 suppressions d'emplois enregistrées aux
impôts entre 2003 et 2007, dans le cadre de la réduction des effectifs des
fonctionnaires.