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Trois ans après Lille, les militants de Charente-Maritime et de toute la région Poitou-Charente avaient la charge d'organiser le 23ème congrès du SNUI. Resserré sur 3 jours, ce congrès n'en a pas moins nécessité les mêmes efforts que les précédents, le nombre de délégués à loger et à sustenter étant le même, le volume d'informations et de prestations à fournir «à chaud» étant toujours aussi élevé. Revêtus de leur maillot de rugby marine et blanc, nos camarades ont, non seulement assuré l'intendance indispensable, ils ont en plus donné un esprit à ces trois jours intenses passés tout près du Vieux Port. Merci donc à toute l'équipe conduite par Patrick Lefèvre, le projet travaillé depuis longtemps a tenu la route et le dévouement de tous a débouché sur une réussite éclatante. Au soir du 21 juin, le secrétaire général a accueilli à la tribune une équipe radieuse mais fourbue qui a bien mérité les applaudissements prolongés des délégués de toutes les sections. Pour reprendre une belle formule d'Elisabeth Rassat, administratrice régionale, à qui il revenait de clôturer le congrès, chacune et chacun avait bel et bien «pris son quart et sa part à la manoeuvre» pour permettre au navire d'atteindre le port.
Le SNUI mène de front travail de proximité et recomposition syndicale. La Rochelle, 21 juin (AFP) - Quelques cinq cents adhérents du SNUI ont réaffirmé au cours du 23ème congrès de l'organisation à La Rochelle, leur volonté d'un syndicalisme de proximité, d'une recomposition syndicale et d'un positionnement politique critique. «Nous sommes ouverts à toute recomposition syndicale, notamment, avec le Groupe des Dix et la FSU, pour des raisons d'eficacité» a souligné vendredi son secrétaire général, Christian Boulais, à l'issue de trois jours de travaux. Le SNUI, créé en 1962, représente 25 % des agents de la Direction Générale des Impôts (DGI) avec près de 22.000 adhérents. Il a obtenu 46 % des voix aux dernières élections professionnelles, loin devant la CGT. Il s'est notamment illustré dans une longue grève l'année dernière à Bercy, appelant, dans le cadre de l'intersyndicale, au blocage des centres des impôts, en pleine campagne fiscale, pour s'opposer à un projet d'administration fiscale unique, préjudiciable, selon lui, au maillage territorial fiscal. Le SNUI est membre de la FDSU qui regroupe des syndicats du Trésor, des Douanes, de la CCRF, de l'Industrie et de l'administration centrale. Des banderoles barraient la salle de congrès, installée dans l'ancienne criée aux mareyeurs : «Moderniser sur des valeurs : égalité, solidarité, proximité» et «un autre monde est possible» (slogan de Porto Alegre). Anne Marie Chapelan
Tous les vérificateurs en prennent plein la tête depuis des années et on ne cesse de leur tenir des propos contradictoires sur la qualité et la quantité de leurs interventions. Christian Boulais, secrétaire général du SNUI, résume souvent le problème ainsi : «Quand la qualité et la quantité montent sur un bateau c'est la qualité qui tombe le plus souvent à l'eau». Il a encore placé son bon mot dans une de ses interventions à la tribune.
Maxime Bono, maire de La Rochelle, s'est souvenu de ses jeunes années et du temps où il était agent des impôts et membre du SNUI. Il est venu saluer les organisateurs et les membres du Conseil Syndical le lundi 18 juin, retrouvant ainsi (quelque peu changés) d'anciens camarades côtoyés autrefois rue des Mathurins. L'élu a par ailleurs pu constater le bon achèvement de son nouvel Espace Encan, notre congrès ayant essuyé les plâtres d'un lieu sympathique et fonctionnel au beau milieu du port.
C'est à Patricia Ménage (administratrice de la région Nord-Pas de Calais) qu'il revenait de présider la séance d'ouverture pour marquer un lien avec le congrès de Lille. Lui ont succédé à la tribune pour organiser les débats : Alain Montorier (administrateur de la région Rhônes Alpes), Eric Blohorn (administrateur de Basse-Normandie), Claudine Hecker (administratrice des Pays de Loire). C'est Daniel Roth (Commissions Nationales) qui a dirigé la man¦uvre pour une séance de clôture particulièrement chargée d'émotion (invités officiels du congrès, remerciements aux organisateurs, départs du Bureau National et hommage à quelques «figures» du syndicat). Que tous ces camarades soient remerciés pour leur participation à la réussite des travaux. Ramené à trois jours et rendu encore plus dense par les discussions à chaud sur l'ARTT, l'ordre du jour n'en a pas moins été respecté sans qu'ait dû intervenir la commission d'organisation des débats
«Usine à cases», «erreur monumentale», «nouvelle bourde insupportable», la prime pour l'emploi a eu un beau succès à La Rochelle. L'impôt négatif cher à Fabius s'est avéré effectivement au-dessous de tout et, tant au fond qu'en la forme, les délégués au congrès ont dénoncé dans la PPE tout ce qu'une mesure technocratique pouvait faire comme dégâts !
Le mot n'est pas nouveau, mais son usage devient hélas de plus en plus fréquent dans les services de la DGI. Au cours du XXIIIème congrès les débats ont plusieurs fois porté sur ce qu'il faut bien appeler le fruit amer du management outrancier. Dans la discussion d'orientation comme dans la commission chargée de la défense des agents, des délégués ont souligné la montée des tensions dues aux pressions exercées sur certains agents, pressions dépassant le cadre normal de la relation hiérarchique. La tenue d'une commission nationale a été décidée par le congrès.
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