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Budget 2007: les
principales réactions
AP | 27.09.06 | 18:40
PARIS (AP) -- Les principales réactions au budget 2007 présenté mercredi
par le ministre de l'Économie Thierry Breton:
- Eric Besson (PS)
"La présentation qui a été faite ce matin est une présentation tronquée.
Elle ne permet pas aux Français d'apprécier la réalité économique,
financière, sociale de notre pays (...). C'est pourquoi le Parti socialiste
demande solennellement à ce qu'un audit complet des finances publiques et
des comptes sociaux soit fait non pas après l'élection présidentielle (...)
mais que ce soit fait avant, pour que nous puissions débattre sur des
chiffres rigoureux et certifiés. La propagande à laquelle on assiste n'est
pas supportable et ne permet pas d'avoir un débat démocratique dans de
bonnes conditions."
- Didier Migaud (PS)
"Il y a un contraste étonnant entre la réalité présentée par les ministres
et celle vécue, subie par nos concitoyens. Les ministres nous parlent de
baisses d'impôts. Lorsque vous regardez la réalité, les impôts, cotisations
sociales et charges augmentent (...) pour une très grande majorité de nos
concitoyens
"Il y a beaucoup de dépenses non financées et une appréciation très
optimiste. En tout état de cause, ce budget devra être corrigé."
- Alain Bocquet (PCF):
"Ce cinquième budget UMP reste dans la plus pure orthodoxie libérale du
Pacte de stabilité et des dogmes de la Banque centrale européenne. Le
gouvernement comprime les moyens de l'action publique pour mieux exonérer
les gros patrimoines, les placements spéculatifs et les revenus financiers"
- Charles de Courson (UDF)
"La situation des finances publiques demeure grave. La politique budgétaire
et financière menée depuis cinq ans n'a pas été à la hauteur de la gravité
de la situation des finances publiques françaises (...) Dès que le cycle
économique s'inversera, probablement l'année prochaine ou au plus tard
l'année suivante, la France se retrouvera avec des finances publiques dans
une situation extrêmement dégradée"
- Gilles Carrez (UMP, rapporteur général du budget)
"Je demande à ce qu'on nous juge aux résultats. Cela fait trois ans que les
prévisions de recettes sont dépassées par les réalisations, que l'on tient à
l'euro près la dépense et que le déficit diminue régulièrement. Je suis sûr
que les prévisions de recettes seront largement exécutées, que les dépenses
seront tenues et qu'on constatera à nouveau une diminution du déficit.
"C'est un budget prudent, fiable, sincère. C'est tout le contraire du budget
dont nous avons hérité en 2002"
- Georges Tron (UMP)
"Il y a beaucoup de difficultés pour l'opposition à critiquer (...) Il y a
une amélioration constante de la situation des finances publiques qui sont
tout à fait en meilleur état qu'il y a cinq ans"
- Eric Woerth (UMP)
"C'est un budget qui ne posera pas de difficulté en période électorale"
- La CGT
"Ce projet de loi montre que le gouvernement ne veut tirer aucune leçon des
mouvements sociaux récents", note la confédération, dénonçant "de mauvais
choix pour les salariés et l'avenir de notre société" et "de nouveaux
allègements et cadeaux fiscaux aux entreprises et contribuables les plus
fortunés"
- la CFDT regrette que le budget "poursuive les baisses d'impôts" et
"pénalise encore les contribuables aux revenus moyens qui bénéficient peu
des allègements d'impôts, pas de la PPE ni des nombreuses niches ou du
bouclier fiscal". Ce budget "prévoit la plus forte baisse jamais enregistrée
du nombre de fonctionnaires"
- le Syndicat national unifié des impôts (SNUI)
La baisse des impôts "va profiter essentiellement aux 10% des contribuables
les plus riches. Quant au bouclier fiscal, l'essentiel de la mesure (400
millions d'euros) profitera à environ 15.000 contribuables"
- La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME)
"note le nouvel effort des pouvoirs publics pour soutenir la croissance de
ceux qui créent l'emploi: les PME"
- La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)
dénonce un budget agricole "en baisse en euros constants" |