La grève fait recette aux impôts

Bercy . Les syndicats demandent l’arrêt des suppressions d’emplois.

Une grève de 24 heures doit avoir lieu aujourd’hui à la direction générale des impôts (DGI). À l’appel de six syndicats du ministère de l’Économie et des Finances, CGT, SNUI, FO, CFDT, UNSA et CFTC, les agents sont appelés à cesser le travail pour protester contre les « suppressions d’emplois et les restructurations incessantes ». Entre 2003 et 2007, 4 856 emplois ont été supprimés à la DGI. Le ministère de l’Économie et des Finances se veut un laboratoire en matière de réduction des effectifs de fonctionnaires et « nombre d’agents sont à bout », explique Florence Peyrichou, de la CGT impôts. « Beaucoup de postes sont supprimés et les agents, moins nombreux, doivent faire face à plus de charges de travail du fait des réformes entreprises », poursuit la syndicaliste, citant le recouvrement de l’impôt sur les sociétés, de la taxe sur les salaires, de la redevance audiovisuelle, du suivi de la prime pour l’emploi, etc. Les nouvelles procédures (relances amiables, télédéclarations, déclaration préremplies), le contrôle fiscal, l’accueil accru du public nécessitent des moyens qui ne sont pas accordés, estiment les syndicats. « La refonte des règles de gestion impose une montée en puissance de l’arbitraire et de la flexibilité subie », estime-t-on du côté du SNUI. Ce jour, des rassemblements sont prévus un peu partout en France et les agents parisiens accompagneront devant Bercy leurs représentants convoqués pour un comité technique paritaire central. Des pétitions signées par plus de 30 000 agents seront remises au directeur général de la DGI.