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Actualité sociale
Les réactions syndicales au PLF
2007
- Le Medef souligne que « les principes qui fondent
le projet de loi de finances 2007 sont
conformes au défi économique et financier que
la France doit relever, même si leurs déclinaisons
manquent d’intensité. Le niveau toujours excessif
des prélèvements obligatoires en témoigne
». La présidente du Medef, Laurence
Parisot, se félicite des « dispositifs favorables
aux entreprises », mais déplore « que, malgré
les réformes positives adoptées sur la période
récente, la fiscalité directe sur les entreprises
reste en France très au-dessus de la moyenne européenne
». « Le Medef constate, avec regret,
que trois mesures du projet de loi de finances
pour 2007 vont se traduire par des contraintes
et/ou des prélèvements nouveaux sur les entreprises
: la taxation à 33,33 % au lieu de 15 %
des plus-values sur titres de participation supérieures
à 22,8millions d’ €, mesure rétroactive,
défavorable à l’attractivité de notre territoire et
portant atteinte à la sécurité juridique et financière
des entreprises ; […] l’interdiction de déduction
immédiate des frais d’acquisition des titres de
participation et leur amortissement obligatoire sur
dix ans, disposition pénalisante pour la plupart
des entreprises, et très particulièrement pour les
PME; […] l’élargissement du versement anticipé
de l’acompte de l’impôt sur les sociétés aux entreprises
réalisant un chiffre d’affaires supérieur
à 500 millions d’ €».
- La CGPMEnote « le nouvel effort des pouvoirs
publics pour soutenir la croissance de ceux qui
créent l’emploi : les PME. Le texte multiplie les
dispositions en faveur des PME, signe d’une politique
de soutien dans le long terme réclamée par
la CGPME ».
- La CGT souligne que le budget 2007 se caractérise
par trois traits majeurs : « de nouveaux allégements
et cadeaux fiscaux aux entreprises et
contribuables les plus fortunés, une forte pression
sur les dépenses économiquement et socialement
utiles au profit d’une dérive sécuritaire ;
enfin l’affichage d’un moindre déficit budgétaire
devient en soi une priorité. […] Les entreprises
bénéficieront de plus de 3 milliards d’ €
d’allégements ». Parallèlement, « 15000 postes
seront supprimés, dont 8700 dans l’Éducation nationale
», déplore la CGT.
- La CFDT critique un budget 2007 « sans vision
d’avenir ». Elle regrette notamment que le
gouvernement « poursuive les baisses d’impôts.
Il pénalise encore les contribuables aux revenus
moyens qui bénéficient peu des allégements
d’impôts ». Elle note par ailleurs que ce budget
prévoit la plus forte baisse jamais enregistrée du
nombre de fonctionnaires. « La CFDT ne s’oppose
pas aux redéploiements des postes de fonctionnaires
[…]. Elle regrette cependant que cette
baisse soit pratiquée sans avoir fait l’objet, au
préalable, d’un débat sur les priorités et les missions
de l’État ».
- La FSUsouligne que c’est la cinquième baisse
consécutive des effectifs de l’État, mais « la plus
forte depuis des années ».
- Le Snui, Syndicat national unifié des impôts,
affirme que la législature qui s’achève a profité
aux contribuables les plus riches. Au cours des
cinq dernières années, « les lois de finances, auxquelles
il convient de rajouter l’ensemble des
lois comportant des dispositions fiscales (loi
d’initiative économique, loi sur l’outre-mer), ont
dégagé une grande cohérence ». Le Snui cite la
« baisse de l’impôt progressif sur le revenu, l’augmentation
du poids des niches fiscales, la baisse
de l’imposition du patrimoine (successions et
donations, impôt de solidarité sur la fortune), la
baisse de l’imposition des entreprises mais l’augmentation
d’autres prélèvements comme la
contribution sociale généralisée ou encore la taxe
d’habitation. […] Les ménages modestes et
moyens ont été mis à contribution pour compenser
les allégements intervenus par ailleurs ». |