Les organisations qui appellent à la grève mardi 20 novembre

Fonctionnaires : huit organisations (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU, Solidaires) appellent à la grève et à des manifestations en province et à Paris à 14 heures (de la place d'Italie aux Invalides), pour les salaires, la défense du service public et contre les réductions d'effectifs – vingt-deux mille neuf cents suppressions de postes de fonctionnaires sont inscrites dans le budget 2008.
Education : les cinq fédérations de l'éducation (FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education) appellent à la grève pour l'emploi, les salaires et contre la suppression de onze mille deux cents postes dans l'éducation nationale à la rentrée 2008. La FSU et SE-UNSA prévoient plus de 50 % de grévistes, soit une des plus fortes mobilisations de ces dernières années, et "vraisemblablement des écoles primaires fermées et pas mal de cours non assurés dans les collèges et lycées". Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a écrit aux recteurs d'académie pour leur demander "d'organiser, en lien avec les collectivités volontaires, un service d'accueil au sein des établissements scolaires du premier et du second degré lorsque cela sera possible".
Plusieurs organisations de lycéens et d'étudiants appellent également à se joindre au mouvement.

Défense : la FNTE-CGT appelle à "faire grève massivement".

Fonction publique hospitalière : des syndicats de médecins (urgentistes de l'AMUF, anesthésistes du SNphar et du Smarnu) appellent à la grève, notamment pour le paiement des heures supplémentaires qui s'accumulent. La CGT-santé, premier syndicat parmi les personnels hospitaliers, a déposé un préavis pour la rémunération des heures supplémentaires et contre la dégradation des conditions de travail, essentiellement des infirmières et des aides-soignantes ("non-remplacements des absences pour maladie ou pour accident de travail" et "l'augmentation de la charge de travail" ). A l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (trente-huit établissements, majoritairement dans la région parisienne), FO appelle à se mobiliser, craignant une baisse des pensions des retraités de l'hôpital, qu'elle juge déjà insuffisantes.

Impôts : le Syndicat national unifié des impôts (SNUI-FDSU), premier du secteur, a appelé les agents à "s'inscrire dans la journée de grève" pour dénoncer "la logique du 'moins d'Etat, moins de service public'".

Banque de France : trois syndicats (CGT, FO et Solidaires) appellent à la grève contre "l'insuffisance des effectifs".

Poste et télécoms : cinq fédérations (CGT, CFDT, SUD, FO et CFTC) appellent les salariés de La Poste et de France Telecom à la grève, notamment pour l'emploi, le pouvoir d'achat et contre les restructurations.

Météo-France : cinq organisations (Spasmet/Solidaires, SNM/CGT, SNITM/FO, CFDT/Météo, SPAC/CFDT) ont déposé un préavis national de grève pour mardi 20 novembre et les nuits attenantes, contre les diminutions d'effectifs.

Energie : des actions et grèves locales sont attendues dès lundi, et pourraient se prolonger mardi, à EDF et GDF, à l'appel de la CGT, FO, SUD et l'UNSA.

Secteur privé : la fédération des employés du commerce FO appelle les salariés à se mettre en grève. La CGT de Yoplait appelle les salariés à des débrayages dans les trois sites de production du Mans, Monéteau et Vienne.

Transport aérien : les contrôleurs aériens prévoient des actions. A Air France, la CGT appelle "à des arrêts de travail" et "à participer aux manifestations de fonctionnaires". Mais la compagnie estime qu'il n'y aura "aucun impact" sur le trafic de la compagnie.

Transports publics : à la SNCF, les premières assemblées générales (AG) de cheminots ont reconduit "massivement" la grève pour vingt-quatre heures lundi, selon les syndicats, notamment dans la région de Rouen, à Marseille, Lille, Mulhouse et Strasbourg, dans le Rhône et dans la Marne.
A la RATP, le trafic restait fortement perturbé lundi. Une partie des personnels souhaitant faire la "jonction" avec le mouvement des fonctionnaires mardi, les AG prévues à la mi-journée étaient susceptibles de reconduire le mouvement de grève.