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Les niches fiscales vont être (un peu)
plafonnées
France Info - 08:04
Les députés ont décidé de plafonner le bénéfice des niches fiscales en
entérinant cette nuit un amendement de leur rapporteur, Gilles Carrez (UMP).
Il fixe un plafond global des nichesfiscales à 25.000 euros plus 10% du
revenu.
L’Assemblée a voté dans la nuit de lundi à mardi une des principales mesures
du projet de budget 2009, qui limite le total des réductions d’impôt dont un
contribuable riche peut bénéficier en cumulant des avantages fiscaux, le
plafonnement global des niches fiscales. “C’est la première fois qu’en droit
fiscal on met un plafonnement de ce type”, a salué la ministre de l’Economie,
Christine Lagarde.
La ministre a donné un avis favorable à l’amendement du rapporteur UMP du
budget Gilles Carrez. Cet amendement fixe le plafond des réductions d’impôt
à 10% du revenu imposable, plus 25.000 euros. M. Carrez a salué “un
dispositif de vraie justice fiscale”.
En septembre, il avait été décidé que les rentrées fiscales supplémentaires
liées à ce plafonnement devaient concourir au financement du Revenu de
solidarité active (RSA) de Martin Hirsch.
Il y a actuellement plus de 400 niches fiscales (exemple : investissements
dans les DOM-TOM, loi Malraux sur la restauration des monuments
historiques...).
L’UMP a voté pour le plafonnement : “On a conclu une réforme vertueuse. Les
personnes qui pratiquent l’évasion fiscale à très haut niveau ne la
pratiqueront plus”, a salué le député UMP Jérôme Chartier, porte-parole de
son groupe pour le budget.
Vincent
Drezet, le sécrétaire national du SNUI Syndicat National Unifié des Impôts,
estime que ce plafonnement se contente de limiter la défiscalisation extrême
des plus hauts revenus. (0'29")
Écoutez
l'intervention de Vincent Drezet
Le PS s’est abstenu, en demandant un plafond à
15.000 euros. “L’UMP fait comme s’ils s’attaquaient à l’injustice. Ils font
semblant de s’attaquer aux nicheurs. En réalité, ils ne font que les
effleurer ”, a affirmé la députée de Paris Sandrine Mazetier, pas persuadée
que cette mesure empêche certains d’échapper à l’impôt.
“Le plafonnement global aura le mérite d’exister malgré ses insuffisances”",
a estimé le président PS de la commission des Finances, Didier Migaud. Il a
proposé en vain un “impôt minimum alternatif”. Par un barème plancher, cet
impôt aurait été, selon lui, un “principe citoyen” pour assujettir les
bénéficiaires de niches fiscales “à un impôt minimum respectant la
progressivité de l’impôt sur le revenu”. Pierre Méhaignerie (UMP) a
également défendu l’impôt minimum alternatif. |