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Bettencourt: gêne chez les
agents du fisc
AFP 06/07/2010
L'affaire Woerth-Bettencourt malmène le
principe d'indépendance du contrôle fiscal, sur fond d'aggravation des
sous-effectifs, et pèse sur le moral des agents des impôts, astreints à des
règles déontologiques, a déclaré aujourd'hui le Snui, leur principal
syndicat.
"L'image renvoyée par l'affaire met à mal" le principe voulant qu'un
contrôle fiscal soit "mené en toute indépendance, sans tenir compte du poids
du contribuable", et "pèse sur les conditions morales de travail des agents"
du fisc, a souligné le Snui dans un communiqué.
Selon le Snui, un "malaise certain" règne parmi les agents du fisc.
Le communiqué précise qu'il "faudrait 141 ans pour contrôler tous les
redevables à l'ISF" et "75 ans pour contrôler toutes les entreprises
françaises". L'administration fiscale affecte moins d'agents au contrôle de
l'ISF qu'à celui des entreprises, sous prétexte que le code des impôts exige
des échanges de courrier avec les contribuables concernés, par exemple avant
d'évaluer les biens immobiliers, ce qui ralentit les procédures, a expliqué
Vincent Drezet, le secrétaire général du Snui.
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