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Fiscalité : Les classes moyennes craquent

La crise de la dette publique fait craindre le relèvement des impôts. Les classes moyennes sont à la limite de l’asphyxie : 50 % de leurs revenus partent déjà dans les caisses de l’État.

Une pression fiscale accentuée
Ces « cadeaux » fiscaux permettraient à une minorité, selon Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national unifié des impôts, d’acquitter dans certaines situations peu d’impôt malgré de hauts revenus. « En valeur absolue, une personne qui gagne 100.000 € par an peut, grâce à peu de niches fiscales, payer autant voire moins d’impôts que quelqu’un qui gagne 40.000 € par an. Et pour bénéficier des niches, il faut évidemment avoir un peu d’argent pour investir… ». « C’est l’accentuation de ces possibilités de défiscalisation pour les plus riches qui a renforcé la pression sur les autres, car finalement, le poids des impôts est resté à peu près le même ces dernières années », précise Thomas Piketty.

Selon un rapport du Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), les classes moyennes sont aujourd’hui plus nombreuses qu’au début des années 1980, bien qu’une personne sur deux en France vive avec moins de 1.580 euros par mois. Cette catégorie sociale fait face à des dépenses incompressibles, qui augmentent plus vite que leurs revenus, telles que le loyer du logement principal, l’électricité, l’eau, le gaz, l’essence… Ce sont des infirmiers, des techniciens informatiques, des instituteurs, des comptables, à des niveaux plus ou moins avancés de leur carrière