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Il faut savoir. La
fiscalité des Hlm.
Expliquez-vous Colette Bury,
secrétaire confédérale de la CNL
Est-il possible d’obtenir de l’administration fiscale un nouveau
calcul de la valeur locative ?
Colette Bury. S’il y avait une possibilité juridique permettant
d’exiger efficacement de l’administration fiscale qu’elle
recalcule la base de la valeur locative, nous aurions déjà
engagé des actions en justice. Cela reste seulement possible
ponctuellement pour des raisons particulières, comme des erreurs
de calcul de surfaces de pièces. Et à ce jour, du reste, nous
n’avons pas eu connaissance de changement de valeur locative où
que ce soit. Le cabinet d’avocats que nous avions consulté sur
ce point disait même qu’il était juridiquement ridicule
d’avancer une telle chose. En revanche, il serait préférable de
mettre en route la réforme ambitieuse de 1990, qui n’a jamais
été mise en oeuvre. Cette réforme créait une nouvelle catégorie
pour les logements sociaux en tenant compte de leur spécificité
et diminuait la valeur locative, donc la base de calcul de la
taxe d’habitation et de la taxe foncière sur les propriétés
bâties (TFPB).
N’y a-t-il pas eu des cas de révision de la TFPB ?
Colette Bury. Si. La CNL, avec le
Syndicat national unifié des impôts (SNUI) et la
Confédération syndicale des familles (CSF), avaient alerté
l’année dernière l’opinion publique sur les dégrèvements obtenus
par certains organismes HLM sur la TFPB. Celle-ci n’est pas
répercutable au titre des charges, mais inclut la taxe d’ordures
ménagères qui, elle, est récupérable par les locataires. Or, les
organismes HLM avaient tendance à ne pas rembourser aux
locataires la part de dégrèvement qui leur était due. Nous
sommes intervenus auprès des organismes et auprès de
l’administration des impôts pour que ces remboursements soient
effectués et pour inviter les organismes qui ne l’avaient pas
fait à demander une réévaluation. Des milliers de locataires ont
été remboursés.
Propos recueillis par C. P. |
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