Les
réactions

NOUVELOBS.COM | 09.03.05 |
07:55

Voici les
dernières réactions après la disparition de sept dossiers
fiscaux de personnalités dans un centre des impôts de Paris
Claude Goasguen, député UMP de Paris: "le meilleur
moyen pour que l'on ne dérobe pas les dossiers, c'est que
les dossiers soient publics." "C'est ce que font les
Américains, ce que font les Anglais, c'est ce que l'on fait
au Parlement européen, il est temps d'aller jusqu'au bout et
de rendre publics les revenus des élus", a-t-il souhaité
dans les couloirs de l'Assemblée nationale. "Cela fera taire
l'antiparlementarisme larvé qui fait la joie du populisme",
a ajouté le député libéral qui a souhaité "garder la
commission de transparence financière en rendant publique et
librement consultable le patrimoine de l'ensemble des élus
et leur revenus à l'ensemble des citoyens français". (8
mars)
Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, a
jugé "curieux que des dossiers disparaissent au sein de
l'administration, alors que la confidentialité est une
garantie de chaque citoyen", "Il est très difficile pour les
Français, dans ces conditions, de sentir qu'un état de droit
prévaut", a-t-il ajouté, estimant que "la présence à la tête
de l'Etat de Jacques Chirac, qui a été mis en cause dans
plusieurs affaires, ne donne pas une excellente mesure à cet
égard". (8 mars)
Claudie Haigneré, la ministre déléguée aux Affaires
européennes : elle a confirmé la disparition mystérieuse de
sa déclaration fiscale. "Thierry Breton m'a appelé dimanche
matin pour me parler de ce problème, et il m'a présenté ses
excuses. Je n'en sais pas plus, je n'ai aucun commentaire à
faire". "Je me demande comment une telle chose est possible.
Je suis surprise, je crois que chacun le serait dans une
telle situation". (Déclarations, mardi 8 mars)
Alain Bocquet, le président du groupe communiste à
l'Assemblée : Il a qualifié la disparition de dossiers
fiscaux "de coup fourré de derrière les fagots aux relents
politiciens évidents". "Cela n'apporte rien à la politique.
Au contraire.
Mais quand il y a un acte délictueux, il faut que l'enquête
fasse la lumière". (Déclarations, mardi 8 mars)
Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS à
l'Assemblée nationale : il a déclaré qu'il fallait "mettre
un peu d'ordre à la tête de l'Etat". "La semaine dernière,
on a eu un épisode étrange, presque surréaliste", "c'est
l'affaire Julia". "L'autorité de l'Etat en a pris un coup la
semaine dernière". "Cette semaine, on apprend que les
dossiers fiscaux de personnalités ont été volés dans des
services du ministère", cela "dépasse l'entendement". "Il
faut mettre un peu d'ordre à la tête de l'Etat", a-t-il dit,
ajoutant avoir "l'impression qu'il y a beaucoup de choses
qui ne fonctionnent plus", ce qui pose "un problème de
crédibilité". "Tout ça ne peut servir que ceux qui ne
croient plus à l'action publique, ça ne peut servir que le
populisme, que l'antiparlementarisme, ça ne peut pas servir
la démocratie". (Déclarations, mardi 8 mars)
Michel Charasse, sénateur socialiste et ancien
ministre du Budget : Il a estimé que les dossiers fiscaux ne
devaient "avoir qu'un intérêt limité". "Je pense que ces
documents ont un intérêt limité.
En réalité, les personnes énumérées n'ont pas de fortune
personnelle et on ne voit sur ces documents que le rendement
du patrimoine et non pas les éléments d'un éventuel
patrimoine". "Depuis l'affaire de l'avoir fiscal et de la
feuille d'impôt de Jacques Chaban-Delmas, les déclarations
de personnalités politiques, artistiques, chefs
d'entreprise, sont dans le coffre du directeur départemental
des impôts". Ces déclarations sont traitées par "un
inspecteur principal des impôts" et non pas par "des agents
des services des impôts". "Seul le directeur peut ouvrir le
coffre". "Le directeur a dû les sortir et les manipuler".
"Si ces dossiers ont disparu, c'est que le directeur ne les
a pas rangés". (Déclarations, mardi 8 mars)
Jean-François Copé, ministre du Budget, estime qu'en
matière de patrimoine des hommes politiques, il fallait
éviter de passer de la "transparence" au "harcèlement".
Interrogé sur l'origine des fuites, Jean-François Copé
répond : "Par définition on ne le sait jamais, on a toujours
sa petite idée, et au bout d'un certain temps on comprend
qu'il ne faut jamais être dupe de tout cela".
"Nous sommes dans une société de transparence, et chaque élu
doit déposer à une commission de transparence de la vie
politique sa situation de patrimoine, et c'est ce que nous
faisons tous", a rappelé Jean-François Copé. "C'est
important que la transparence existe dans notre République",
a-t-il dit, ajoutant : "Je crois aussi qu'il faut éviter
dans la mesure du possible de passer de ce qui relève de la
transparence démocratique à une phase plus douloureuse pour
tout le monde qui s'appelle celle du harcèlement".
(Déclaration, mardi 8 mars)
Sylviane Agacinski, l'épouse de Lionel Jospin,
indique avoir appris "dans la presse" la disparition de sa
déclaration fiscale, en ajoutant qu'elle n'en était pas
particulièrement "émue". "Cela fait un peu désordre, c'est
sûr. En ce qui nous concerne, puisque nous faisons une
déclaration commune, nous déclarons nos revenus et nous
payons nos impôts. Pour le reste, cela ne m'émeut pas
davantage". A la question de savoir si elle avait été
prévenue de cette disparition, Sylviane Agacinski a répondu
qu'elle "avait vu cela dans la presse". (RTL, mardi 8 mars)
Vincent Drezet,
représentant du syndicat national
unifié des Impôts (SNUI), indique que les
dossiers fiscaux sensibles n'étaient "pas ouverts à tout le
monde" mais "gardés dans des coffres dans les bureaux de
directeurs territoriaux". "Ces dossiers là ne sont pas
ouverts à tout le monde. Ces dossiers sont rangés dans des
coffres dans les bureaux des directeurs territoriaux et les
agents des impôts n'y ont pas accès". (France 2, lundi 7
mars)
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