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Publié le 30/05 à 18:05
Les syndicats demandent des avancées sociales
Les syndicats réclament des "réponses rapides" à la colère
exprimée par les Français lors du référendum
Divisés pendant la campagne, partisans du oui comme partisans du
non ont unanimement souligné que les attentes sociales, les
inquiétudes sur les délocalisations, le "dumping" social et
fiscal avaient joué un rôle majeur dans le vote.
Ils ont demandé des réponses aux inquiétudes sur le chômage, la
précarité et la baisse du pouvoir d'achat.
Le bureau confédéral de la CGT, qui a été divisée sur le traité,
a demandé "une grande négociation sociale" avant que le
gouvernement n'arrête ses choix budgétaires pour 2006.
"Aujourd'hui, les salariés n'attendent pas seulement un
changement de gouvernement mais un changement de cap dans les
orientations économiques et sociales", a déclaré le syndicat.
Ardent partisan du oui, le secrétaire général de la CFDT
François Chérèque a estimé que "le résultat de ce vote montre
une grande colère de la part des Français, une perte de
confiance dans l'avenir, avec un niveau de chômage très élevé",
et réclamé "un sursaut national dans le secteur social".
Egalement favorable au traité, la CFTC a demandé "des réponses
concrètes aux attentes sociales".
Force ouvrière, qui n'avait pas donné de consigne de vote mais
avait rendu publique son "analyse critique", a demandé à être
reçue "très rapidement" par le gouvernement, "quel qu'il soit",
"pour écouter nos revendications, y répondre, et donner des
perspectives sur les valeurs républicaines, notamment sur les
services publics et la protection sociale".
Pour la CGC, qui n'avait pas donné de consigne, "il faudra bien
que les hommes politiques comprennent le profond rejet des
mesures gouvernementales".
L'union syndicale Solidaires (syndicats Sud,
Snui) a salué une "victoire
historique contre le néolibéralisme" dans lequel elle voit "le
résultat d'une dynamique unitaire".
L'Unsa-Education, estimant que "la Constitution représentait une
avancée pour les travailleurs", a craint toutefois lundi que le
non français donne "un coup d'arrêt à l'Europe sociale" et
appelé les syndicalistes à "se mobiliser pour contrer les
régressions que voudront initier conservateurs et ultra-libéraux
qui se réjouissent déjà de l'abandon des droits fondamentaux".
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